Il tue un martin de 87 coups-de-poing parce que l’oiseau lui a fait une mauvaise blague sur son nom

Lo Canard vient vous faire part d’un étrange fait-divers, hier matin un jeune Réunionnais de Saint-Denis a été entendu par des policiers, pour une affaire de barbarie sur un animal, un pauvre petit martin. L’acte de violence est assez rude. Selon le rapport du médecin légiste. L’animal aurait reçu 87 coups-de-poing. Oté na poin le droit tué un zoizo komsa…lé vréman très vilain! Très très vilain.

L’individu, un dénommé Joseph Taillasson aurait pété les plombs, après que l’animal ait dit, de manière machinale, un gros mot. Oui, comme tout le monde sait, le martin peut reproduire, avec de l’entraînement, certains sons comme l’humain, mais bien sûr  jamais parfaitement.

Le « crime » aurait eu lieu chez sa grand-mère. Joseph serait venu manger un bout de gâteau patate et boire un ti Marie-Brizard pour le nouvel an. C’est à ce moment la, ke le drame l’arrivé…et larrivé vite oté! En effet, l´oiseau aurait crié inconsciemment  « tataaaaaaaa….taaaaaailllessson…zèèf….taillassssson..ozèèèf ». C’est en entendant ces mots, que Joseph aurait déraillé et perdu tout contrôle de lui même. Sous l’emprise d’une bouffée colérique, il se jette sur la cage, attrape violemment l’oiseau et le frappe, le frappe, le frappe et le frappe encore….un totocheman de fou, une barbarie sans nom…l’oiseau respirait encore à l’arrivée des secours. Les vétérinaires ont tout tenté, massage cardiaque, bouche à bec…mé lété fini, le ti-martin lé décédé. Sa grand mère, en état de choc, a immédiatement été transportée à l’hopital. « Mon ti zoizo!! Mon ti-martin » a-t-elle crié en pleurs dans l’ambulance.

path_2052
Un martin ke noré du ferme son bec

Il faut dire que Joseph est un homme fragile. Un homme qui a subi depuis son enfance beaucoup de « moukatages », et cela depuis l’école primaire de la part des ses camarades de classes. On l’appelait « taillezeuf »! Un surnom terrible pour un enfant de 7 ans. Ce dernier n’a jamais pu véritablement rayer cette épisode tragique de sa vie. Les psychologues le disent, les blessures narcissiques subies durant l’enfance sont souvent les plus dures à oublier.

Joseph est à l’heure actuelle en garde à vue, il devra suivre un stage à l’hôpital psychiatrique de Saint-Paul. Il regrette son geste, ses actes ont dépassé sa pensée…« mi té veu pa tué ali, juste ferme son bec! », dira-t-il aux policiers. Bref, le Ti-martin est mort et bien mort. Kom koi, un boug kan ou moukate son nom, li peu pète les plombs sérieu! Une barbarie sur un animal qui va encore faire du bruit...La Réunion lavé vréman pa besoin de sa en ce moment!


Source des images :Wikipedia, SNA


Ceci est une fiction humoristique et parodique. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur ou utilisés de façon fictive