25 octobre 2026

« LA FRANCE EST UN PAYS FOUTU ? » : LE PRIX NOBEL VIVALDIUS DÉCOUVRE UN PAYS QUI A PERDU SON AUTORITÉ

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« J’avais dit que la France était perdue. Je présente mes excuses : j’avais été beaucoup trop optimiste ! »

Oui Lo Canard vient de l’apprendre et c’est encore une nouvelle exclusivité parodique mondiale. Quelques jours après notre rencontre à Athènes, nous retrouvons le professeur Anthon Vivaldius, 74 ans, économiste grec et prix Nobel parfaitement imaginaire, de passage en Suisse.

Installé dans un café genevois face au lac de Genève, le célèbre universitaire découvre les images des violences survenues en France le 17 octobre.

Commerces pillés, voitures incendiées, affrontements avec les forces de l’ordre. À Limoges, l’hôtel de ville a été ravagé par les flammes.

Le professeur retire lentement ses lunettes.

« Magnifique ! Absolument magnifique ! »

Notre journaliste s’étonne.

« Vous trouvez cela magnifique ? »

« Mais évidemment ! Vous construisez une mairie avec l’argent des contribuables, vous l’entretenez avec leurs impôts, puis des individus viennent l’incendier. Et qui devra financer sa remise en état ? »

« Les assurances, les collectivités… »

« Donc, indirectement, les citoyens qui n’ont rien détruit ! Quelle merveilleuse invention économique ! Vous avez créé un système où l’on paie une première fois pour construire, une deuxième pour réparer, et une troisième pour financer les responsables politiques qui condamnent les destructions ! »

Il repose sa tablette.

« Lors de notre précédente rencontre, j’avais déclaré que la France était un pays perdu. Je tiens aujourd’hui à présenter mes excuses aux Français. »

« Vous retirez vos propos ? »

« Absolument pas ! J’avais simplement sous-estimé leur talent pour aggraver leurs propres difficultés ! »

« Votre policier arrête le casseur, rédige son rapport… et doit ensuite espérer que tout cela aura servi à quelque chose ! »

Le professeur poursuit la lecture des informations.

« Ce qui me fascine, c’est le fonctionnement de votre autorité publique. »

Il sort son carnet.

« Un automobiliste commet une infraction : le radar le photographie. Un commerçant oublie une formalité : l’administration le rappelle à l’ordre. Un contribuable paie sa taxe en retard : le fisc finit par le retrouver. »

Il marque une pause.

« Mais lorsque des individus décident de piller des commerces, d’attaquer des policiers et d’incendier des bâtiments publics, votre État découvre soudain que faire respecter la loi est une entreprise d’une complexité extraordinaire ! »

Notre journaliste lui rappelle que les forces de l’ordre procèdent à de nombreuses interpellations.

« Heureusement ! Mais pour quelle finalité?! »

Il poursuit :

« Votre policier intervient, prend des risques, interpelle un individu, établit des procès-verbaux, transmet le dossier… Puis il recommence la semaine suivante car de nouveaux troubles éclatent. »

Il réfléchit.

« À ce rythme, la police française va bientôt devenir la première institution littéraire du pays ! Des milliers de pages rédigées chaque semaine ! »

Il ajoute :

« Et j’ai découvert une difficulté supplémentaire. Vous demandez aux policiers de rétablir l’ordre, mais lorsqu’ils doivent faire usage de la force, voilà que leur intervention peut devenir un scandale politique avant même que les faits aient été examinés ! »

Notre journaliste lui rappelle que la force doit être nécessaire, proportionnée et contrôlée.

« Évidemment ! Un policier doit toujours répondre d’un usage illégal de la force. Mais le contrôle légitime ne doit pas devenir une présomption permanente de culpabilité. »

Il poursuit :

« La France veut une police qui arrête les casseurs, mais sans que les casseurs aient le sentiment désagréable d’être arrêtés. C’est admirable ! Il ne manque plus qu’à remplacer les menottes par des invitations à coopérer ! »

« Le plus extraordinaire, ce ne sont même pas les casseurs. Ce sont ceux qui leur trouvent des excuses ! »

Vivaldius découvre ensuite les débats politiques entourant les violences.

Il éclate de rire.

« Ah ! Mais je comprends enfin votre problème ! »

« Lequel, professeur ? »

« Vous avez des individus qui pillent, détruisent et incendient. Et certains responsables politiques trouvent encore des arguments pour atténuer leur responsabilité ! »

Il poursuit :

« On évoque la colère sociale, les frustrations, les inégalités, le sentiment d’abandon, les difficultés économiques… »

Il repose son téléphone.

« Très bien ! Il faut étudier ces difficultés. Mais depuis quand le chômage donne-t-il le droit de brûler une mairie ? Depuis quand la précarité autorise-t-elle à piller une boutique ? »

Notre journaliste lui fait remarquer qu’il faut comprendre les causes des violences.

« Naturellement ! Mais expliquer n’est pas excuser ! »

Il poursuit :

« Ce qui me frappe, c’est cette étrange tentation de transformer l’auteur d’une violence en victime principale des circonstances, tandis que la véritable victime doit faire preuve de patience et de résilience. »

Il sourit.

« À ce rythme, le commerçant cambriolé devra bientôt présenter ses excuses au voleur pour avoir exposé des marchandises aussi tentantes ! »

« Paris est devenue la capitale mondiale de l’émeute? »

Le professeur découvre ensuite les préparatifs de la journée du 24 octobre.

Soixante-dix mille policiers et gendarmes annoncés à travers la France. À Paris, les commerçants renforcent leurs protections et la municipalité invite les habitants à rentrer poubelles, vélos et mobilier extérieur.

Vivaldius contemple les recommandations.

« Mais c’est absolument prodigieux ! »

Notre journaliste lui demande pourquoi.

« Paris ! La ville des Lumières, des philosophes, des révolutions et des grands monuments ! Et maintenant, la ville où l’on recommande aux habitants de mettre leurs poubelles à l’abri pour éviter qu’elles ne participent aux prochaines émeutes ! »

Notre journaliste lui demande ce qu’il pense de la politique parisienne.

« Ah ! Le bobisme parisien ! Voilà une philosophie que je trouve fascinante, du moins dans sa version la plus caricaturale ! »

Il poursuit :

« On veut des rues apaisées, des quartiers agréables, des commerces de proximité et une ville écologique. Mais certains discours semblent considérer que la fermeté policière constitue presque une pollution supplémentaire ! »

Il sourit.

« On voudrait une ville sans violences, une police sans contrainte et des casseurs sans responsabilité. C’est merveilleux ! »

Il montre ensuite le lac.

« Et regardez vos priorités symboliques ! Vous avez mobilisé des investissements considérables pour rendre la Seine baignable à l’occasion des Jeux olympiques. Mais pendant ce temps, l’entretien de votre monument le plus célèbre, la tour Eiffel, continue de rouiller… et devant les touristes du monde entier».

« Le Louvre se fait voler ses bijoux et doit maintenant fermer ses portes pour prévenir les violences ! »

Notre journaliste évoque alors le spectaculaire cambriolage du Louvre du 19 octobre 2025.

Le professeur ouvre de grands yeux.

« Le Louvre ? Le musée du Louvre ? Celui qui conserve quelques-uns des plus grands trésors de l’humanité ? »

« Exactement, professeur. »

« Et des individus ont réussi à y dérober des bijoux historiques en pleine journée ? »

Nous lui expliquons les circonstances du cambriolage.

« Incroyable ! Mais vous avez tout de même retrouvé les coupables présumés ? »

Notre journaliste lui indique que quatre suspects ont été incarcérés.

« Ah ! Voilà au moins une enquête qui a progressé ! Et les bijoux ? »

« Toujours introuvables, à l’exception d’une couronne abandonnée pendant la fuite. »

Il ajoute :

« Comprenez-vous ce que cela signifie ? Ce n’est plus seulement la sécurité des rues qui est en question. Ce sont les symboles mêmes de votre civilisation : vos institutions, vos commerces, vos monuments et vos musées. »

« La France est foutue : elle demande des comptes à ceux qui obéissent et des explications à ceux qui détruisent ! »

Le professeur referme son dossier.

« Mon cher ami, je crois maintenant comprendre le véritable problème français. »

Notre journaliste lui demande son diagnostic définitif.

« Votre pays ne manque ni de lois, ni d’administrations, ni de policiers, ni de responsables politiques prêts à prononcer des discours sur l’autorité. »

Il poursuit :

« Mais regardez comment fonctionnent les responsabilités. »

Il compte sur ses doigts.

« Le policier doit intervenir, puis justifier chaque geste. Le commerçant doit respecter les normes, puis payer les conséquences des destructions. Le contribuable doit financer les équipements publics, puis contribuer à leur reconstruction. »

Il marque une pause.

« Le musée doit protéger ses trésors, puis fermer pour protéger ses visiteurs. Et le responsable politique, lui, doit expliquer avec une fermeté absolue pourquoi les choses vont bientôt changer ! »

Il secoue la tête.

« Quant au casseur, certains lui cherchent des circonstances sociales si généreuses qu’on finirait presque par oublier qu’il possède lui aussi un libre arbitre ! »

Notre journaliste lui demande si la France est donc devenue ingouvernable.

Un silence s’installe.

« Une société ne fonctionne pas uniquement parce qu’elle possède un Code pénal. Elle fonctionne parce que les citoyens croient que les règles sont légitimes, que leur application est équitable et que ceux qui les violent doivent en répondre. »

Il se penche vers nous.

« Si cette conviction disparaît, aucune conférence de presse ne pourra la remplacer. »

Notre journaliste pose alors la question tant attendue.

« Monsieur Vivaldius, la France est-elle vraiment foutue ? »

Le professeur retire lentement ses lunettes.

« Un pays n’est pas foutu lorsque des individus commettent des violences. Il commence à l’être lorsqu’il devient plus difficile de faire respecter la loi que de trouver des excuses à ceux qui la violent. »

Il enfile son manteau.

Il se dirige vers la sortie, puis se retourne une dernière fois.

« Vous savez ce qui est le plus extraordinaire dans votre pays ? »

Notre journaliste attend.

« À chaque émeute, le gouvernement annonce qu’il va rétablir l’autorité. À chaque nouvelle crise, il promet de la renforcer. Et lorsque les violences recommencent, il jure qu’il ne laissera plus rien passer. »

– Article écrit par un internaute –


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Source des images: lcln


Ceci est une fiction humoristique et parodique. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur ou utilisés de façon fictive. Tous les articles de ce site sont faux.


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